Pour l’UMP, le retour de bâton fût violent dimanche soir à l’annonce des résultats du premier tour des élections cantonales. Avec l’élimination de nombreux candidats UMP au profit des candidats du Front National, les électeurs ont clairement montré leur préférence vers l’original plutôt que vers la copie.

En demandant aux électeurs UMP d’appliquer la consigne du « ni-ni », ni vote pour le FN, ni vote pour le PS, Jean-François Copé aura montré le vrai visage d’un parti qui dérive lentement vers l’extrême droite et s’éloigne de plus en plus de ce que fût l’idéologie du Général De Gaulle. Dans une telle situation d’urgence, l’heure n’aurait pas du être aux petits calculs politiques qui visaient à ne pas froisser les électeurs du FN mais bien à la préservation de l’intégrité des valeurs de la république.

Cette consigne de vote, soutenue par Nicolas Sarkozy, a rapidement créé la zizanie parmi les membres de l’UMP qui se sont succédés pour dénoncer une attitude irresponsable, jusqu’au premier ministre désavouant lui-même le président de la république.

De son côté, Jean-Marie Brétillon, candidat UMP, est resté muet et n’a pas pris le risque de dénoncer la position irresponsable de son parti politique, sachant bien que les électeurs du Front National sont susceptibles de lui apporter la victoire sur un plateau d’argent.

Lors de l’entre deux tours de l’élection présidentielle de 2002, le Parti Socialiste, qui était dans la même situation que l’UMP d’aujourd’hui, avait su prendre ses responsabilités en appelant clairement à voter pour Jacques Chirac, démontrant clairement son attachement aux valeurs républicaines de la France.


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