2010-CapitoleBeaucoup de villes environnantes ont des « cinémas de quartier » (Vin­cennes, Ivry, Mai­sons-Alfort, …). Certains sont soutenus par leur ville et d’autres ont un mode d’exploitation entièrement privé. Nous, nous n’en avons aucun ! Ni à Charenton, ni à Saint-Maurice.

Même si les ouvertures de salles «multiplexes» sont nombreuses, il existe une place pour les salles de proximité. La Région Île-de-France a décidé d’accompagner le cinéma en général et le cinéma de proximité en particulier.

À cet effet, de nombreux dispositifs régionaux ont été mis en place : la déduction de la taxe professionnelle (graduée en fonction de la taille des salles et de leur orientation culturelle), l’aide à la numérisation, la coproduction cinématographique…

L’association Capitole présente un projet de reprise.

Localement, une association, CAPITOLE, a saisi les élus de nos villes pour envisager la création d’un cinéma à Saint-Maurice à l’emplacement même où, il y a de nombreuses années, se tenait déjà un cinéma déjà baptisé « Le Capitole ». L’emplacement est facilement reconnaissable du fait de son architecture et de l’enseigne encore existante. Il est situé avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, juste à la limite de nos deux communes. J’ai tout de suite été séduit par l’idée, d’autant que l’ouverture de ce type d’établissement figure en bonne place dans nos programmes à chaque échéance municipale. Cette association a saisi le Maire de la ville de Saint-Maurice pour lui demander de refuser le permis de construire présenté par un promoteur qui souhaite détruire purement et simplement le bâtiment.

Attentif dans un premier temps à la demande de l’association, le dit Maire n’a pas accepté ce premier permis de construire (ouf !) et a « missionné » CAPITOLE pour que ses membres bâtissent un projet alternatif.

Ce qui fut fait : le projet qui m’a été présenté par l’association est constitué d’une étude de marché, de la négociation avec un éventuel exploitant, d’une analyse d’impact sur les commerces environnants et de l’avis d’une partie de la population (plus de 1 000 soutiens à ce jour !).

Un soutien de la Région est possible

J’ai, pour ma part, assuré cette association que, au delà de mon soutien personnel, je pouvais accompagner ses demandes de subventionnement au niveau régional dans le cadre de l’aide aux cinémas dits « Art et Essai ».

Par ailleurs, j’ai indiqué, qu’à condition d’inclure une partie de logements aidés, l’Etablis­sement Public Fon­cier d’Île-de-France (l’EPFIF, organisme régional chargé d’acquérir des terrains) pouvait être partenaire d’un tel projet et acquérir l’emprise foncière. Forts de ce soutien et de leur travail, les bénévoles de CAPITOLE ont donc :

• prouvé la viabilité économique de leur démarche, tant sur le plan cinématographique  qu’au regard de la redynamisation de la zone commerçante voisine,

• trouvé un exploitant prêt à investir ses propres deniers,

• exploré les pistes relatives aux subventions permettant les aménagements intérieurs (Etat, Région,…),

• défini un cadre pour le financement du terrain.

Il ne leur manque que l’accord de la Communauté de Communes de Charenton / Saint-Maurice, présidée par J.-M. BRETILLON, pour qu’elle devienne porteuse du projet. En effet, tous les acteurs publics, notamment l’Etat et la Région Île-de-France, n’agiront qu’à la demande d’une collectivité territoriale, ici la Com­munauté de Communes de Charenton/Saint-Maurice.

La Communauté de Communes veut-elle encore faire le choix des promoteurs ?

C’est là où le bât blesse. Le président de notre Commu­nauté de Communes refuse d’être celui qui débloquera la situation et refuse même d’engager la réflexion sur la réalisation de ce cinéma ! Je lui laisserai le soin d’en expliquer ses raisons tant elles sont incompréhensibles et sinueuses. Malheureusement le temps nous est compté. Le promoteur peut à tout moment redéposer un permis de construire, qu’il sera difficile de refuser si une procédure de préemp­tion n’est pas engagée par le Maire de Saint-Maurice.

Pour ma part, j’accompagnerai cette association, je veux continuer à croire que ce projet se réalisera, mais ma compétence d’élu régional est limitée par le choix des Maires de Charenton et de Saint-Maurice auxquels je ne peux me substituer.

En attendant, ce n’est pas demain que nous pourrons dire : « Et si on se faisait une toile…à Saint-Maurice ? »


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